Forts de l’adhésion de plus de 5 600 associations et établissements employant 232 000 salariés, le SOP et le Snasea ont initié leur partenariat en octobre 2007 en vue de rénover la convention collective du 15 mars 1966.
Cette initiative, évidente pour certains, audacieuse pour d’autres, repose sur l’idée qu’un secteur aussi contributif en services d’utilité sociale, aussi créateur d’emplois, ne peut rester si peu lisible et visible dans ses représentations éclatées en unions, fédérations, syndicats d’employeurs, etc. tant aux yeux des pouvoirs publics que des acteurs du secteur médico-social associatif. En effet, un partenariat motivé par un projet commun semble plus pertinent qu’une strate supplémentaire dans le « millefeuille » des acteurs.
Le SOP et le Snasea partagent le point de vue qu’une convention collective est un socle de règles collectives, définies par accord avec les organisations syndicales de salariés, réglant les rémunérations et les conditions de travail en adaptant les dispositions législatives et réglementaires aux spécificités du secteur. Ils s’accordent également sur le fait que ces règles peuvent encore être enrichies dans le cadre du dialogue social au niveau de chaque association. La convention collective conclue au niveau national doit se prolonger par des accords d’entreprise pour adapter les conditions de travail aux spécificités des uns et des autres.
Le SOP et le Snasea estiment que la qualification et le développement des compétences des professionnels engagés dans les associations sont la « marque » de notre secteur. Dans ce cadre, la rémunération doit principalement se baser sur la compétence et non plus sur la seule ancienneté. De la même façon, la classification des emplois doit être réformée pour permettre de déterminer, sur la base de critères objectifs, des niveaux de rémunération minima. La mobilité professionnelle doit également être encouragée, au travers d’une validation des acquis de l’expérience et d’une manière plus générale par des parcours professionnels évolutifs. Enfin, le secteur doit être en capacité d’accueillir des professionnels expérimentés en provenance d’autres secteurs, en vue de favoriser l’enrichissement du médico-social associatif en talents nouveaux.
Le SOP et le Snasea sont convaincus que le mode associatif favorise le dialogue social, qu’il soit au niveau national, régional ou local. Ils invitent aujourd’hui les partenaires sociaux à rénover les règles collectives de travail dans un secteur où l’innovation sociale tient une place particulièrement importante.